je voudrais qu'on m'efface. (misia)

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 je voudrais qu'on m'efface. (misia)

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MessageSujet: je voudrais qu'on m'efface. (misia)    Mar 14 Mar - 17:09

elle habite un lieu qui a mal à l'espoir,
où notre passé dort à la porte comme un petit animal

Elle avait passé les derniers jours à l'infirmerie à prendre soin des blessés. Irène avait même veillé ces dernières nuits là-bas pour administrer les antibiotiques, antidouleurs mais aussi rassurer les amochés. Le seul moment où elle était retournée à sa chambre pour tenter de trouver le sommeil, celui-ci n'était jamais venu alors qu'elle était épuisée. Avant cette attaque, ses nuits étaient déjà compliquées mais depuis que la terre s'est imprégnée de leur sang, Irène peine à remettre ses pensées en place et fermer les yeux ; s'abandonner une bonne fois pour toute à Morphée. Si la chirurgienne ère dans le camp aujourd'hui c'est parce qu'elle s'est rendue compte qu'elle n'avait pas encore vu Misia. Avant ce matin, Irène n'avait même pas noté son absence. Son système de défense avait effacé de sa mémoire la jeune-femme pour lui faire garder son sang froid. C'est ce qu'elle avait appris en premier en école de médecine : ne pas paniquer, qu'importe la gravité des situations. Et aujourd'hui, la brune se rend compte que tous les médecins de cet ancien monde sont eux aussi des soldats. Des soldats qui ne se battent pas pour la paix mais pour la vie. Si Irène ne s'en rend pas compte elle a pourtant tout d'une survivante, c'est inné, au plus profond de son âme broyée par les remords. Rien ne la détruira jamais parce qu'elle est devenue aussi solide que le virus qui tente de les achever tous, un par un. On lui a demandé d'aller voir les enfants à l'école parce que l'un d'entre eux est malade : emmuré dans un silence effrayant, certainement choqué par les images incrustées dans son esprit. Aucun môme ne devrait avoir à vivre ça ; même l'effondrement de la société n'était pas une raison valable pour traumatiser une âme si innocente. Alors, malgré son envie de retrouver son amie, Irène s'est rendue à l'école où les plus jeunes jouent dans la pièce principale.

Pendant une seconde, elle a la sensation que ses espoirs lui jouent de mauvais tours mais non, Misia se tient à quelques mètres d'elle. Les traits de son visage sont assez nets pour effacer ce poids qui lui écrasait les épaules jusqu'ici. Misia, qu'elle souffle doucement en évitant les enfants pour s'approcher de celle-ci. Dieu soit loué, tu n'as rien. Rien, ça sonnait pourtant si mal au bord de ses lèvres. Elle sait que les choses vont mal mais cela la rassure de la voir saine et sauve. Irène avait manqué de la perdre quelques temps plus tôt alors désormais, cette éventualité n'a même plus sa place dans sa tête. La jeune femme la fixe de son regard marqué par un sentiment de soulagement. Alors, c'est ce à quoi on t'a réduite ? Tu dois sacrément leur filer la trouille. Sa voix est basse tandis qu'elle s'avance de quelques pas vers la fenêtre de la classe pour se mettre à l'écart. Le sourire dessiné sur ses lèvres n'est qu'une façade. Irène s'essaie à la légèreté pour tenter de délivrer son âme du poids des remords pendant un instant. Ses yeux s'échouent dehors, le temps pour elle de donner un peu d'ordre à ses pensées. Son visage se tourne à nouveau vers Misia qu'elle détaille doucement de ses pupilles, comme pour se persuader qu'elle n'a rien. La chirurgienne ne dit rien mais en réalité, elle voudrait simplement s'excuser. S'excuser de ne pas avoir été capable de se rendre compte de quelque chose chez Darren. S'excuser d'avoir été si aveugle pendant tout ce temps.
Elle avait fait preuve d'une telle naïveté qu'aujourd'hui, Irène fait mine de ne rien ressentir face à la situation.
Et c'est peut-être ça au fond : elle est trop déçue d'elle-même pour se laisser une seconde de répit.
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STATUT CIVIL : elle a besoin de lui, de ses bras, de leur langage germano-italo-américain, d'eux, pour tenir (#power couple zero chill)
ANCIEN MÉTIER : opératrice radio de l'armée américaine qui était présente à Sherwood avec son unité et a entendu en même temps que son supérieur l'ordre d'abandonner les civils. obviously, elle est restée.
PLACE DANS LE CAMP : DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU CAMP PAR ECHO : Misia a été balancée au gardiennage d'enfants, le lieu le plus loin des armes à feu possible, et le plus loin de tout en fait. Elle enrage, ronge son frein, vomit régulièrement et essaie de paraître normale auprès des mioches qui lui ont été collé dans les mains. Niveau fiabilité : 10/20. (AVANT : a commencé dans la brigade de surveillance extérieure, devenue par une suite logique d'événements bras droit du chef de la sécurité depuis avril 2016 / supervise en particulier la brigade de surveillance externe, en tant qu'ancienne)
HABITATION : Higgins Hill, #11 (w/ alf, javi, thomas, swan et maxou)
ARME DE PRÉDILECTION : Plus d'arme, plus rien que ses poings et ses pieds. Autant dire qu'elle est pas très heureuse de tout ça. (AVANT : un micro-uzi, mais cette merde s'enraye de temps en temps ; sinon une pelle qu'elle a améliorée joyeusement pour en faire une arme de choix, si si.)
ÂGE : trente-huit ans (depuis le 17 février, youpi, les gens d'Echo lui ont vraiment fait un beau cadeau d'anniversaire en retard)


MessageSujet: Re: je voudrais qu'on m'efface. (misia)    Jeu 16 Mar - 17:27

Les mioches braillent et c’est bien parce qu’il pleut qu’elle est rentrée dans l’école. Ils sont dans la pièce principale du bâtiment, adaptée en salle de jeux pour les petits. Une organisation qui est bien rodée, lui a expliqué Lissa, responsable aussi du gardiennage d’enfants, mais cela parce qu’elle l’a souhaité et qu’elle avait la formation. L’ancienne militaire, elle, se retrouve à apprendre sur le tas, et à pester contre le retour en arrière qu’on lui a imposé. Des gosses. Elle est prête à parier qu’on l’a mise à s’occuper des chiards justement parce qu’elle était une femme, avec la fibre maternelle et toutes ces conneries. L’autre soir, quand elle est allée raccompagner la petite rouquine chez Joseph, son père adoptif, elle s’est retrouvée à causer un peu avec lui, mais sans plus, sans prendre le temps, parce que, mine de rien, ils en ont pas, de temps, pour se plaindre de leurs réaffectations. Mais dans les quelques minutes de répit que les gamins leur laissent, Misia essaie d’en apprendre un peu plus sur Lissa, histoire de se faire une idée plus claire de sa collègue. Y a pas à tergiverser, Lissa est sûre qu’elle a rien à faire avec des mômes, et Misia est bien d’accord… Sauf que c’est pas elle qui a choisi le poste, et qu’elle avait pas vraiment non plus l’embarras du choix autour, à moins de se prendre une balle pour insubordination.

Misia connaît le principe du syndrome post-traumatique : elle sait ce que ça donne chez les soldats de retour de mission, elle a vu les effets sur certains de ses anciens camarades d’armes. Elle l’a vu encore en novembre, avec la prise en compte des dégâts physiques et psychologiques. Mais elle l’avait vu que sur des adultes, vu qu’elle ne côtoyait que ça. Mais là, le garçon qu’elle fixe de ses yeux sombres, il est pas bien du tout. Lissa n’a pas percuté au départ, elle a évacué ça en disant qu’il était juste un peu secoué. Et il a fallu qu’elle hausse le ton, un peu, l’ancienne de la sécurité, pour que la gardienne d’enfants la prenne au sérieux et accepte de demander à quelqu’un de l’équipe médicale de venir. « Misia », dit une voix dans son dos alors que Misia était encore à scruter le gamin dans le coin de la pièce, le visage défait. Elle voudrait faire quelque chose, mais elle a pas les mots pour s’adresser aux jeunes. Et la voix l’arrache à son observation tandis qu’elle voit Irène entrer dans son champ de vision. « Dieu soit loué, tu n'as rien. » L’italo-américaine hoche la tête, de façon positive : « Ça me rassure que toi non plus. » Un coup d’œil aux gamins, certains occupés avec Lissa à faire des dessins, d’autres qui jouent à la poupée. Libérez-là de cet enfer de naïveté, même si ça lui apporte un peu de fraîcheur, mine de rien. S’approchant d’Irène en miroir, elle suit le mouvement de mise à l’écart, histoire pouvoir parler un peu. « Alors, c'est ce à quoi on t'a réduite ? Tu dois sacrément leur filer la trouille. - Oh, c’est pas comme si ça me démangeait de tenir un flingue, hein. » Un sourire en coin étire les lèvres de Sacks, qui se passe la main dans les cheveux -trop longs, il va falloir qu’elle les coupe à un moment- et les ébouriffe un chouilla. À l’instar d’Irène, Misia suit la direction de ses yeux. Regard jeté alors dehors, vers la liberté et des possibilités de révolte, des rêves de prise d’armes et de soulèvement astorien. Les prunelles reviennent sur la chirurgienne quand celle-ci tourne la tête de nouveau vers elle. Un temps, où elles se fixent en silence, et Misia esquisse un clin d’œil complice, l’air de dire que tout va bien, alors que le chaos est partout autour d’elles. « Te torture pas comme ça, hein. » C’est pas qu’elle sait lire dans les pensées des autres, hein. Loin de là. Mais c’est pas bien difficile de savoir ce qui la tracasse et lui obscurcit les pensées. « T’es pas la seule à avoir été bernée. » Une main vient se poser affectueusement sur l’épaule d’Irène, suivie d’une légère pression des doigts. Ils étaient trois infiltrés, et ils ont réussi leur coup de main de maître, sans que personne ne puisse les voir venir. En prison, Misia s’est détestée, s’est maudite… Mais comme lui a dit Alfons, le matin des retrouvailles, elle n’est pas Atlas, elle n’est pas la seule en cause dans tout ce merdier, et elle ne peut pas en revendiquer l’entière responsabilité. Ni elle, ni Irène. « Je vais bien. J’ai été rétrogradée à m’occuper des gosses, mais ça va, je ne vais pas en mourir… » sourire un peu gêné, parce qu’en disant ça, elle pense à ceux qui sont morts, hein. Et elle détourne d'une façon possible la discussion : « T’avais l’air surprise de me voir, tu pensais que j’étais où ? »

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Fight, gentlemen of England! fight, bold yeomen! Draw, archers, draw your arrows to the head! Spur your proud horses hard, and ride in blood. Amaze the welkin with your broken staves! — Shakespeare.

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