flashback - on the borderline (ft. raven)

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 flashback - on the borderline (ft. raven)

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MessageSujet: flashback - on the borderline (ft. raven)   Lun 9 Jan - 1:29

Décembre. Le froid polaire. Les paysages qui changent considérablement. La saison glaciale arrive, déversant ses torrents de pluie aux alentours. Bien que les températures continuent de chuter, la venue de l’hiver apporte son lot de douceur en ces temps si rudes. Elle marque le début d’une nouvelle période et pour Cora, c’est un chapitre qui se termine, un autre qui commence. Il est temps de s'aventurer hors de la zone de quarantaine, dans une maison bien plus confortable que la précédente. Les premiers temps ne sont pas simples, la jeune femme sort très peu. Se trouver au milieu de ces inconnus ne lui inspire pas encore confiance. Même si Joseph et Jillian l'aident toujours à travailler sur ce point. Il faut dire que ces semaines de séquestration sont encore bien marquées dans son esprit. Le processus de guérison est aussi long qu'éprouvant. Alors, ils y vont doucement, pas à pas, toujours ensemble. Même si Gansey rencontre quelques difficultés à s'ouvrir au psychologue. Principalement parce que c'est un homme. Malgré ses efforts, la gent masculine souffre d'une véritable discrimination à ses yeux. Et cela, à cause de ses agresseurs. Les seuls qui ne l'inquiètent pas sont ses camarades d'infortune, les autres kidnappés. Raven, Darren, Jeff. Ils ont vécu la même chose alors c'est différent.

Néanmoins, elle commence à prendre ses marques, petit à petit. Brisant un peu sa routine pour se balader seule, rencontrer les habitants d’Astoria, s’intéresser à leur mode de vie. Au coucher du soleil, Cora rentre de ses excursions pour retrouver son logis. Ce qu’elle appelle, leur nouveau départ. Désormais, les rescapés peuvent circuler librement, sans avoir besoin d’une autorisation. Ainsi, la normalité s’installe peu à peu. Il lui arrive même d’y croire, à cette vie tranquille, ce calme réconfortant. Hélas, la nuit est sa pire ennemie, nourrissant les cauchemars qui l’empêchent de trouver le sommeil. « Raven ? » C'est devenu une habitude de s'assurer qu'il est là, sans même se rendre compte de ce réflexe. Peut-être parce qu'il était toujours présent quand elle avait besoin d'un peu d'espoir dans cet entrepôt. D'une voix, de quelques mots, juste histoire de ne pas perdre pied. « Tu ne croiras jamais ce que j'ai vu dehors ! » D'ordinaire, elle discute des potins avec Jill mais celui-ci est une petite exception. Il lui faut avant tout en parler avec son colocataire. C'est dans la cuisine que la jeune femme tombe finalement dessus. « J'ai aperçu un homme, de ta taille, aux cheveux très blonds, en train de vérifier les clôtures. Imagine ma surprise en découvrant que tu avais un sosie ! » Elle est encore sous le choc, ne s'attendant absolument pas à rencontrer la copie exacte de Raven.

Cora s'avance vers lui, avec ce sourire toujours plaqué sur ses lèvres. Elle le conserve en permanence afin que celui-ci devienne une caractéristique déterminante de sa personnalité, de son rôle. « J'espère que cela ne change rien Jacobs. Parce que si je retrouvais mon frère, après toutes ces années, je n'aurais pas envie de le perdre une nouvelle fois. » Son approche n'est pas du tout amicale, bien au contraire. Elle expose la situation en pointant du doigt le problème, sans nommer la solution. La présence de ce jumeau est pour le moins, imprévue. Si ce n'est, possiblement gênante. Tout cela dépend de la réponse de Raven. La balle est dans son camp.



Dernière édition par Cora Gansey le Lun 9 Jan - 21:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Lun 9 Jan - 3:07

On the bordeline
/ Cora  & Raven /
Ils étaient enfin sortis de cette foutue quarantaine. Le jeune homme n’en pouvait plus de cet endroit, il lui ressortait par les yeux. Ils étaient sortis d’une prison pour atterrir dans une autre. Okay, elle avait été plus grande, plus accueillante ? Mais en attendant, ils avaient été traités comme des captifs. Il avait réussi à se faire un meilleur ami, le type de la porte, qui passait son temps à les regarder de travers. Il avait pris sur lui pour ne pas aller chercher la merde, avec ce dernier. Car oui, Raven avait tendance à agir sans réfléchir, mais là, loin était son envie de se faire jeter dehors. Il utilisait ce qu’il lui restait de neurones pour agir intelligemment. Et puis, il n’était pas seul. Ça aussi, ça l’aidait à ne pas devenir complètement dingue. Il y avait Darren pour rire à ses blagues de merde et Cora pour… lui dire d’arrêter d’en faire. Un juste milieu, en quelque sorte. La routine se formait presque, lorsque l’on lui avait confié un poste dans la surveillance. Il avait prié pour qu’on ne le foute pas à une frontière, un truc bien chiant. C’était Darren qui avait hérité de ce job-là. Raven ne supportait pas de rester inactif, posté à un endroit précis. Son job lui semblait plus… ouvert. Il n’avait pas l’impression d’être enfermés entre quatre barrières et ça, c’était parfait pour l’ex militaire – qui malgré sa sortie de quarantaine, se sentait toujours un peu surveillé.

Rentrant d’ailleurs dans la maison qui lui était attribuée, Raven rejoignit la cuisine, pour se servir à boire, lorsqu’il entendit une voix l’interpeller. Il la reconnait, bien sûr. Cora était la seule femme dans cette maison. Il y avait un type, trop grincheux qui tirait une tronche d’enterrement la plupart du temps, un autre type avec un nom de meuf, Darren, et lui. Ça se passait relativement bien. Suffisamment pour qu’ils puissent tous survivre sous le même toit. « Yep ? » Dit-il, en s’approchant de la jeune femme. Elle l’interrogeait – lui qui n’a jamais vraiment été doué pour les devinettes, lui adressa un regard perplexe. Il se doutait qu’elle comptait lui donner la réponse, alors il attendit. « Ah oui c’est dingue…… t'as soif ? » Proposait-il, en attrapant son verre d’eau, puis finit par développer - à sa façon. «  Bwarf, c’est juste une copie, la version originale est meilleure, tu verras si tu le vois de plus près et mes cheveux sont plus soyeux. » Soufflait-il avec nonchalance. C’est vrai que c’est un détail qu’il aurait pu balancer, mais Raven n’a jamais su comment le placer. Faut dire que jusqu’à peu, l’ex militaire pensait que son petit frère était mort ou plutôt c’est ce qu’il s’était imaginé.

En tout cas, Cora pouvait gagner le prix de la perspicacité 2016, elle s’approchait de lui, toute souriante tandis qu’elle cherchait à savoir si cela changeait quelque chose qu’il ait un frère sur le camp. Elle avait un côté flippant, par moments, qui le faisait presque frissonner. Il fronça alors les sourcils, puis n’hésita pas avant de répondre : « Une chance que je ne suis pas toi, alors...?  ça ne change rien au plan, qu'il soit mort ou vivant, t'as pas d'inquiétudes à avoir. » se contentait-il de répondre en haussant les épaules. Il l’avait perdu une fois, avait appris à vivre sans lui, s’était imaginé qu’il était mort, et que leur relation resterait ainsi. Bien sûr, Raven aimerait qu’il en soit autrement, mais il semblerait qu’il soit plus facile d’agir comme il le faisait. Après tout, depuis qu’il avait décidé qu’il n’avait absolument rien à perdre, Raven n’en était que plus libre.


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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Lun 9 Jan - 12:11


C'est dingue ? C'est tout ?! Son jumeau se balade actuellement sur le camp d'Astoria et la seule réaction de Raven est un léger haussement d'épaules. A croire qu'il n'est absolument pas surpris par cette nouvelle. « Oui, je meurs de soif ! » La jeune femme est assez perplexe, s'en fichant pas mal de sa proposition. Elle est plutôt intéressée par des explications. Autant dire que la justification qu'il formule à cet instant ne lui suffit absolument pas. Néanmoins, cette dernière est tout de même assez révélatrice. S'il utilise une certaine forme d'humour, c'est bien pour cacher quelque chose. « C'est probablement grâce à la marque de ton shampoing ! » Cora n'a pas l'intention de se contenter du sarcasme de son camarade, elle veut approfondir le sujet. Et l'indifférence dont il fait preuve, éveille sa curiosité. Bien consciente que retrouver son propre frère lui ferait l'effet d'un électrochoc. Sa perte est toujours synonyme d'un profond chagrin.

« Je suis contente d'entendre cela Raven ! » Elle fait un pas de plus vers lui et tout naturellement pose une main sur sa joue, l'air de rien. Mauvais présage. Avec Cora, les gestes doux sont bien plus révélateurs que les actions violentes. Et surtout, bien plus dangereux. « J'aurai été terriblement dévastée de devoir me séparer de toi et de tes blagues merdiques à cause d'un... malheureux... petit... dommage... collatéral. » Elle lui adresse à nouveau un sourire, la partie est loin d'être gagnée.

La jeune saisit finalement le verre qu'il lui tend, en boit tout le contenu et s'assoit sur le comptoir de l'îlot central. Elle est bien décidée à prolonger cette conversation, souhaitant en apprendre davantage sur ce mystérieux frère. « Tu ne vas pas t'en sortir comme ça ! Je veux en savoir plus, à commencer par la raison pour laquelle tu n'as pas l'air foncièrement heureux de le savoir ici et en vie ? » Pour une fois que madame n'est pas au centre de l'attention, elle apprécie. Parce qu'à force de passer sur le divan du psychologue, l'usure commence à se faire sentir. Ressasser le passé est douloureux, épuisant, agaçant. Parler ne change rien à ce qui s'est passé. Parfois, Cora a l'impression que c'est encore pire. Comme si la parole entretenait le traumatisme. Comme si la parole lui permettait de vivre. Même si elle doit bien admettre que ses nuits sont légèrement moins agitées. Peut-être que ça fonctionne après tout ?

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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Lun 9 Jan - 17:14

On the bordeline
/ Cora  & Raven /

Raven avait eu le temps de digérer la nouvelle. Il avait su que son frère était en vie, il y a quelques jours de cela. Alors forcément, il sait masquer une éventuelle surprise à présent… mais autant dire qu’il avait été sur le cul, en apprenant qu’il était là, à Astoria. Raven n’était pas originaire de Portland, leur famille vivait dans l’état de Washington, et c’était un putain de miracle de retrouver sa face dans ce camp. Il ne l’avait pas encore croisé – et malgré toute son assurance, l’ex militaire ne savait pas à quoi s’attendre. Comment réagirait-il ? Il n’en avait aucune idée, cela faisait bien longtemps qu’il ne faisait plus partie de sa vie, c’était, malgré leur lien, un inconnu à ses yeux. Il avait probablement autant changé que lui, et Raven pouvait s’attendre à tout, et surtout au pire. Ils s’étaient quittés en mauvais termes, et ce n’était certainement pas une épidémie de zombies qui allait les rapprocher. Certaines choses sont impardonnables, surtout lorsqu’il n’y a aucune culpabilité de la part du protagoniste. Alors, il se doute bien que sa réaction peut être déroutante. Raven ne s’explique pas, préfère opter pour de l’humour et termine son verre, l’air de rien. « C’est vrai, tout est dans le shampoing, c’est un art de trouver le bon, tu vois ? » Soufflait-il, en arborant un léger sourire.

La jeune femme se rapprocha de lui, sa main venait même flirter avec sa joue. Elle lui disait être ravie de sa réponse. Raven, un peu sur la défensive arqua un sourcil, s’attendant à une chute plus douloureuse. Il resta silencieux un instant, puis finit par balancer : « Ah, des menaces, ça m’avait pas manqué, ça tiens. On s’habituerait presque à ce que tu sois mignonne ! » A force de la voir jouer la comédie, le jeune homme en était presque perdu. « Le but de la mission, c’est de choper des infos, non ? Pas de buter tout le monde, si ? A moins que j’ai raté un update, depuis. J’suis pas très fan des réunions de groupes, j’devais pas écouter. » Balançait-il, avec cette même nonchalance. Il s’en bat les couilles du blabla. Il sait ce qu’il a à faire, et éliminer son frère ne faisait pas partie du plan.
Il lui tendit un verre préparé avec amour, et reposa son attention sur la jolie brune en, de verre, termina sa course dans l’évier tandis que le regard du blond dériva sur son interlocutrice qui venait de poser son popotin sur l’îlot de la cuisine. Signe qu’elle n’avait visiblement pas terminé de le cuisiner. Ses propos le confortaient dans cette optique puisqu’elle l’interrogeait sur Swan. « Il me boude. » Expliquait Raven, en haussant les épaules. Bon, il allait certainement devoir faire mieux, niveau explication, mais Raven n’a jamais aimé s’étaler sur ce genre de détails. « T’sais comment c’est, entre frères, tu voles un jouet, l’autre est pas content, on s’fait la gueule et on s’parle plus jamais, voilà, fin de l’histoire. » En concluait-il, en reposant ses iris claires dans celle de Cora.

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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Lun 9 Jan - 19:32

Retrouver un membre de sa famille n’est pas chose anodine en ces temps chaotiques. Le retrouver en vie encore moins. Enfin, les frères Jacobs semblent très bien savoir se débrouiller pour survivre donc limite, elle peut tout à fait comprendre qu’ils soient tous les deux encore humains. Néanmoins, se trouver dans le même camp est carrément un signe du destin pour Cora. Il n’y a pas d’autres mots pour désigner ce miracle. Et si Raven n’est pas prêt de l’admettre pour une raison qui la dépasse, ce n’est pas grave, la jeune femme va s’en charger pour lui. Après tout, il faut bien que les rôles s’inversent un peu. A son tour de prendre soin de lui, même si la tâche ne s’avère pas très simple à réaliser. Niveau explication, il est difficile de faire plus courte. Son camarade semble peu enclin à fournir davantage d'éléments. Pourtant, ce n'est pas comme si elle allait les utiliser contre lui. Jamais de la vie. Il occupe une place toute particulière à ses yeux. Une place vraiment spéciale.

Durant quelques secondes, Cora le regarde sans rien dire. Examinant la moindre petite expression qui apparaît sur son visage. Elle utilise le silence pour rendre l'atmosphère encore plus pesante, histoire d’obtenir toute son attention. Et là, sans prévenir elle éclate de rire comme s'il venait de faire la blague du siècle. Sauf qu’il n’y a rien de drôle. Au contraire, la conversation prend une tournure de plus en plus sérieuse « Tu penses qu'on va faire quoi de ces informations Raven ? Tu crois que c’est la partie finale du plan ? Puis c’est tout, on se casse l’air de rien, ni vu ni connu ? » Cora veut cette havre de paix, ces munitions, ces ressources, ces vivres. Et elle est prête à tout pour l’obtenir, à commencer par renverser la balance. En d’autres termes, réduire le surnombre du peuple d’Astoria. Parce que cet élément représente à lui seul, leur principal obstacle pour s’emparer de cette forteresse.

Gansey l'écoute, dissimulant les multiples interrogations qui naissent au creux de son esprit. Depuis combien de temps est-il au courant pour son frère ? Un petit moment à en juger l’air indifférent qu’il se donne. A moins que ses phrases brèves ne trahissent une certaine gêne ? Elle est curieuse de comprendre son attitude et plutôt perplexe sur son choix de vocabulaire. Il faut dire que sa métaphore est bien trop explicite pour ne pas la saisir. « Un jouet tu dis ? C’est vraiment comme ça que tu vas l’appeler ? » Il y a forcément une femme derrière cette histoire, inutile de tourner autour du pot plus longtemps. Et puis franchement, pourquoi tout ce mystère ? Ils ont partagé l’horreur de cet entrepôt ensemble, ce ne sont pas de parfaits inconnus. « Devant moi ? » ajoute-t-elle pour appuyer un peu plus ses propos avant de dévoiler toutes ses dents dans un tendre sourire.
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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Lun 9 Jan - 20:16

On the bordeline
/ Cora  & Raven /
Depuis le début de l’épidémie, Raven n’avait plus eu de nouvelles de sa famille. C’était plus facile de croire à leur mort. Ses deux petits frères, sa sœur, ses parents… cela faisait bien longtemps qu’il ne vivait plus dans leur patelin paumé. Entre deux permissions, le jeune homme s’était installé à Seattle, une ville plus mouvementée. Il ne faisait plus les trajets, sur la fin, il était en perpétuel conflits avec eux, alors à quoi bon ? Il a toujours été le vilain petit canard, le petit couillon qui faisait de la merde.  Le genre de gosses irrécupérables. Son frère, lui, était ou plutôt est plus posé, raisonnable. Ils étaient pourtant complémentaires de base mais leurs différences et la connerie du corbeau ont fait qu’ils se sont éloignés, probablement pour de bon. A moins que Swan ait soudainement décidé de lui pardonner, Raven ne sait pas ce qu’il se passera le jour où ils seront obligés d’être dans la même pièce. Pour le moment, ils se contentent de s’ignorer. Lui-même ignore si Swan était au courant de son arrivée sur le camp. Par pudeur, le jeune homme se contente de lui donner des détails à la con, ou plutôt de blaguer sur le sujet, ça l’arrange.

Mais la conversation devient beaucoup plus sérieuse, d’un coup, lorsque Cora se met à l’interroger sur ses intentions. Il est sincère lorsqu’il lui dit que ça ne changeait rien. Pour autant, il n’allait pas l’éliminer sous peine qu’ils partageaient le même sang. Okay, ce n’était pas prévu, qu’il soit là, mais Raven s’adaptera. Sérieusement, Raven l’interroge d’ailleurs au sujet du plan, et Cora se fout de sa gueule en éclatant de rire. Il arque un sourcil, en entendant sa réponse. L’ex militaire secoue la tête. « Bien sûr que non, j’suis pas si con, mais on a besoin d’eux, un minimum. J’veux dire, sur le camp, ils sont même pas capables de faire planter des légumes, on a bien vu le flop que ça a fait cet été. Ce serait bête de tous les tuer, ils pourraient être utiles. » Il haussa les épaules, tentait de feindre l’indifférence. Comme s’il ne faisait que suggérer. Il n’a pas envie d’être en position de faiblesse, car la vie de son frère en constituait une pour lui. Un talon d’Achille dont il se serait bien passé.

Songeur, Raven se force à faire un semblant d’explications concernant l’altercation entre Swan et lui. Il n’aime pas en parler, il n’aime pas se dévoiler, préférant montrer la surface de l’iceberg. C’est bien mieux ainsi. Alors ça le rend maladroit, et son choix de mots laisse clairement à désirer. Il se gratte la barbe, en l’entendant d’ailleurs le relever. Il resta silencieux un instant, puis soupira. « Ouais……ok c’était à chier comme métaphore, j’avoue. J’voulais pas que ça sonne dégradant. » Il n’a pas de filtre, Raven, il se contente de balancer les mots comme ils lui viennent, et ça donne souvent quelque chose de bien merdique. « C’était y a longtemps de toute manière. » Il s’en fichait, de sa femme, en plus. C’était juste comme ça, sans réfléchir, bêtement. Il était rentré de mission, et ça s’est fait. Il n’a aucune excuse, ne s’en cherche même pas.

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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Lun 9 Jan - 22:47

Le temps passe si vite. Hier encore, elle était retenue prisonnière par le camp d'Echo. Aujourd'hui, le peuple d'Astoria l'aide à se reconstruire. Jillian et Joseph l'aident à dépasser ses réminiscences et Ashley continue de veiller sur elle de loin. Il n'est plus en charge d'amorcer son intégration mais ils continuent de se croiser régulièrement. C'est sans aucun doute le mec le plus patient qui existe au monde. Cela ne fait aucun doute aux yeux de Cora. Elle se souvient très bien de son mutisme la première semaine. Pourtant, il est revenu, chaque fois, plus déterminé que jamais à briser la glace. C'est un franc succès. La jeune femme lui doit beaucoup, elle en est pleinement consciente. Il faut dire que les gens d'ici sont bien plus accueillants que les psychopathes qui traînent dehors. Ce sont de vrais animaux, sans foi ni loi. A côté d'eux, les rôdeurs semblent aussi innocents que des enfants. Face à eux, la fuite n'est pas suffisante pour s'en sortir. Contre eux, l'espérance de vie raccourcit considérablement.

Raven ne doit jamais oublier cette règle des trois. Néanmoins, Cora ne peut pas vraiment lui tenir rigueur de vouloir épargner son jumeau. Les liens du sang sont sacrés, elle respecte cela. Du moment qu'ils ne gênent pas ses plans d'action. Or, dans ce cette situation précise, il y a un pépin. « Ce n'est pas faux je te l'accorde, mais j'ai besoin de savoir si c'est le conseil d'un soldat ou la supplication d'un frère ? » Cora enfonce le couteau jusqu'à transpercer entièrement sa chair. Et encore, elle lui laisse le temps de reprendre son souffle. Un privilège dont il ne se rend même pas compte. En d'autres circonstances, l'interrogatoire se passerait bien différemment. Hélas, les effusions de sang risqueraient d'attiser les soupçons par ici. Dommage. La jeune femme préfère aller à l'essentiel d'habitude.

Raven, c'est un peu comme un ours mal léché. Son manque de tact peut se révéler plutôt offusquant mais en réalité, il le rend attendrissant. Parce que dans le fond, il n'est pas mauvais. Puis, on ne peut pas vraiment lui reprocher de faire preuve d'honnêteté. Après tout, ça vient du coeur. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde, certains dissimulent leurs réelles intentions. « Je sais, c'est ce que j'apprécie chez toi... ta franchise implacable. » A son tour, Cora est sincère, ne pouvant nier l'affection réelle qu'elle lui porte. Raison pour laquelle la jeune femme ne prend jamais personnellement les bourdes qu'il fait. Au contraire, ça l'amuse beaucoup. « Et maintenant, tu vas faire quoi ? » Son camarade paraît assez embarrassé de devoir se confier sur son frère jumeau alors elle décide d'arrêter les frais. De toute évidence, c'est encore bien douloureux. Ainsi, Gansey allège un peu l'atmosphère qui règne en illustrant son propre humour. « Me préparer à manger tu dis ? Oh oui cette idée me plait beaucoup » dit-elle en lui adressant un sourire complice. Ce serait bien la première fois qu'il utilise la fonction de cette pièce : cuisiner.  
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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Lun 9 Jan - 23:39

On the bordeline
/ Cora  & Raven /

La présence de Swan n’allait pas contrecarrer leur plan. C’est ce que Raven tentait de lui faire comprendre mais il semblerait que Cora remette ses motivations en question. Ça l’agace, qu’elle remette sa loyauté en cause, après tout ce qu’il avait fait, pour le groupe, pour elle, depuis plus d’une année. Il subit un interrogatoire, et ça la gonfle. « Je ne supplie pas. » Balançait-il aussitôt, plutôt vivement même, les sourcils froncés. « J’ai pas subi tout ça, pour rien. T’façon, t’as qu’un seul choix : m’faire confiance, ou prétendre que tu l’fais, parce qu’on est seuls et qu’il y a pas de retour en arrière. » Dit-il, en laissant son regard accroché le sien, un instant. Pas franchement ravi de la tournure que prenait cette conversation. Il a bien trop de fierté qui plus est, ce qui n’aidait clairement pas.
Pas du tout à l’aise avec la conversation, Raven tente de ramer, un peu difficilement pour garder une contenance. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas parlé de son frère, et ça ne le laissait pas indifférent. Pourtant, il préférait prétendre le contraire, c’était plus facile de paraître intouchable. C’était une façon de se protéger, lui-même, mais surtout des autres. Raven n’a confiance en personne, mis à part sa petite personne (et encore). Il balance des petites confidences d’une taille de miette de pain. Il faut constamment creuser pour le faire parler sérieusement. Il a cette manière de tout imager, de prétendre qu’il n’en avait rien à faire, et ça lui allait très bien. Contrairement aux autres, qui s’en plaignaient bien souvent.

Alors forcément, lorsqu’il ouvrait la bouche, qu’il tentait d’être sincère, de parler avec son petit cœur, ça donnait n’importe quoi. Du calcaire autour d’un lavabo, il ne faisait pas attention à ce qui sortait d’entre ses lèvres. Il se rend seulement compte après coup, que ça aurait pu être offensant – mais ce n’est pas ainsi qu’il voulait le dire. Il fronce les sourcils, se reprend, espérant que la jeune femme ne lui en tiendrait pas rigueur. Ça ne semblait pas être le cas, Cora lui confiait aimer sa franchise implacable. L’ex militaire hausse les épaules, sans vraiment savoir quoi faire de ce compliment. Il sourit finalement, laissant même un rire briser le silence après qu’elle lui ait, en quelque sorte suggéré de lui préparer à manger.

En voilà une bonne blague. « Te faire à manger ? » Relevait-il, en arquant un sourcil, comme si c’était la chose la plus improbable qu’elle ait pu lui demander de faire. « T’as pas peur, toi. » Bon, il n’était clairement pas le pire, mais n’était pas spécialement un fin gourmet, dans son genre. Il avait quelques spécialités, mais cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas cuisiné.


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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Mar 10 Jan - 0:58

Le sourire qui pend aux lèvres de Cora est aussi malicieux que la lueur au fond de ses yeux. Elle aime le voir se débattre pour mieux s'enfoncer, prenant soin d'écouter attentivement ses arguments révélateurs. Il semble usé par ses multiples interrogations. Est-ce que Raven abandonne la lutte ?  « Seul tu dis ? » C'est drôle comme la présence de Darren ne l'inquiète pas. Pourtant il est le premier à savoir que la solidarité n'est pas une valeur encouragée au sein des rangs d'Echo. Elle préfère largement, l'obéissance. Et s'il ne perçoit pas suffisamment l'odeur fracassante de la menace qui plane dans l'air, peut-être un rappel est-il nécessaire ? Nonchalamment, Cora vient faire courir ses doigts le long de son torse, remontant jusqu'au col de son pull. Puis sans prévenir, la jeune femme le tire violemment vers elle pour faire naître une proximité, presque malsaine, entre eux. Ainsi, il peut percevoir son souffle glacial s'écraser sur son visage. « Ecoute-moi bien, tu peux faire ce qui te plaît avec ton frangin, j'en ai rien à foutre, rattrape le temps perdu, continue de l'ignorer, mais s'il doit dégager pour que je récupère ce foutu camp au moment venu... il dégage et tu t'écrases. C'est aussi simple que ça. » Voilà, c'est dit. A ses yeux, Swan n'est ni plus ni moins qu'une cible. Comme tous les autres habitants d'Astoria. Sauf qu'eux, n'entretiennent pas un lien étroit avec un de ses infiltrés, risquant ainsi de jouer sur une corde sensible. Traduction : si ses questions ne lui plaisent pas, qu'il se plaigne à son syndicat. « Et si tu crois que mon seul choix se résume à voir ta gueule tous les matins, sache que ce fardeau, c'est le tien. » Puis, l'air de rien, Gansey relâche sa prise et d'un geste de la main, réinstaure la distance entre eux. Bien qu'il soit un soldat performant et estimé de son camp, cela ne lui donne aucun traitement de faveur : les marques de faiblesse sont à proscrire.

Cora est probablement mal placée pour l'interroger sur sa vie familiale puisque madame n'en divulgue guère plus sur la sienne. Néanmoins, c'est pour une toute autre raison : tous les membres de sa fratrie sont morts. Il n'y a pas franchement de quoi tenir une conversation. Elle pourrait toujours partager le chagrin qui réside dans son coeur mais à quoi bon ? Cela ne va pas ramener son frère, parti bien trop tôt à ses yeux. Contrairement à son camarade, il ne lui reste plus personne sur qui compter. C'est seulement elle et son karma. Autant dire que la survie s'annonce délicate. Pourtant la jeune femme poursuit ses efforts, jour après jour. Sa ténacité lui permet d'avancer même si parfois, elle a l'impression de faire du sur place. C'est que certaines blessures mettent du temps à guérir. Surtout les blessures de l'âme. Celles qui entretiennent le mal invisible, rugissant dans tous les recoins de son être. Celles qui se nourrissent de la moindre étincelle de vie.

« Pourquoi, t'as l'intention de m'empoisonner ? » La question est presque anodine mais Cora préfère savoir si elle risque sa peau en goûtant une de ses préparations. Déjà que son existence souffre d'un taux de malchance sérieusement élevé, inutile de lui donner plus de contenance. Puis ça serait une mort tellement dérisoire, autant périr dans cet entrepôt il y a quelques semaines. « T'es aussi mauvais que ça en cuisine ? » C'est toujours avec le sourire que la jeune femme s'adresse à son camarade. Sa compagnie étant un véritable régal, il lui semble tout à fait logique de l'exprimer. Puis ça fait un bien fou de pouvoir se comporter naturellement en sa présence. Ne pas être sur la réserve ni même sur la défensive. Juste discuter, autour d'un verre d'eau, dans une cuisine. Comme si le monde autour d'eux ne s'écroulait pas. Comme si le monde autour d'eux était toujours là.
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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Mar 10 Jan - 2:02

On the bordeline
/ Cora  & Raven /


Il arque un sourcil, en entendant la jeune femme relever sa remarque. « Ouais, on est trois, contre tous, aux dernières nouvelles, non ? » Soufflait-il, perplexe. A moins qu’il y ait encore quelque chose qu’il ait raté, ils n’y avaient que sur eux trois qu’ils pouvaient compter, de ce fait, il serait préférable de se faire confiance, ou du moins de tenter à la mesure du possible. C’est que Raven faisait, en tout cas. Il considérait Darren comme l’une des personnes les plus fiables dans son entourage, tandis que Cora, en revanche, il ne savait que penser. Il se méfiait, comme il craignait ceux qui flirtaient avec le pouvoir. A son sens, ça finissait par leur monter à la tête. En silence, il l’observait ensuite faire courir ses doigts le long de son torse, geste qui le surprenait d’autant plus par la suite, lorsqu’il se retrouvait bien trop près du visage de la jeune femme. Ses mains se raccrochèrent aux rebords de l’îlot tandis qu’il se prit à nouveau son venin en pleine tronche. Un rappel à l’ordre. S’il avait été complètement stupide – et il fallait l’avouer, il fut tenté de l’être, Raven l’aurait envoyé chier, elle et ses paroles, mais il se contenait. Lui qui était pourtant quelqu’un d’impulsif, se contentait de serrer les poings. Elle mériterait probablement un bon coup de boule, mais Raven se contenta d’hocher la tête, docilement. Bien sûr que non, il avait beau tenter de se dire le contraire, Raven serait bien incapable d'assister à un truc pareil, de voir son frère, se faire buter sous ses yeux, surtout pour de pareilles raisons. Il y avait d’autres moyens de se débarrasser de quelqu’un que de le tuer. Il comprenait bien le dilemme, car il s'en foutait des autres. Mais si c’était ce que la jeune femme voulait entendre, Raven pouvait jouer la comédie. Pourquoi se prendre la tête alors qu’il pourrait mettre fin à ce débat en répondant par l’affirmative ? « J’entends bien. » Dit-il, en profitant qu’elle ait enfin lâcher prise sur son pull pour s’éloigner. Il n’ajouta rien de plus, ne relevant pas sa pique concernant le fardeau de voir sa tronche tous les matins, il se contenta de lui lancer un regard perplexe, en se resservant à nouveau de l'eau, à défaut d'avoir de l'alcool.

Alors après avoir mis de côté ce sujet épineux, qu’était son frère, le jeune homme s’apprêtait à se casser. Ce sujet l’avait mis de mauvaise humeur, probablement parce que ça lui rappelait sa vie d’avant, ses emmerdes mais également des bons moments. Il détestait regarder en arrière, la nostalgie, c’était pour ceux qui avaient quelque chose à se raccrocher. Raven, il n’avait que lui, et finalement, au fil de ses pensées, en venait à se dire que la présence de son frère était plus un fardeau qu’autre chose. Ils ne s’étaient pas encore parlés, que ça lui gâchait déjà l’existence. Est-ce que le camp était assez grand pour eux deux ? Raven l’espérait car il n’avait nullement envie d’aller ou que ce soit d’autres. Surtout avec cette menace, ce camp qui pesait sur eux. Ils reviendraient, qu’on lui avait dit. Raven n’en doutait absolument pas et savait que peu importait où il irait, si son chemin croisait le leur, il n’était pas certain d’en sortir indemne, cette fois-ci.

Raven était parti bien loin dans ses pensées, et la pseudo blague/suggestion de Cora le surprit. Lui préparer à manger ? Quelle drôle d’idée. Lui-même ne s’était pas auto préparé quelque chose depuis bien longtemps. Il n’était pas le meilleur cuisinier du monde, et était certain que Cora s’en sortait bien mieux que lui, dans ce domaine. A ses deux questions, l’ex militaire se contenta de répondre : « C’est possible, vaut mieux pas tenter le destin, si tu veux mon avis. » Avait-il l’intention de l’empoisonner ou était-il si mauvais que ça en cuisine ? Il laissa un léger suspens planer, parce que ambiguïté l’amuse, mais finit tout de même par se marrer, en haussant les épaules. « En vrai, j’sais faire que des trucs basiques, rien de foufou, j’suis certain que tu dois t’débrouiller mieux que moi. »  Il se retint de lui balancer que c'était parce qu'elle était une femme. C'était le genre de remarques qu'il pouvait dire, sans réfléchir. Il lui jeta finalement un regard, puis ouvrit les placards, probablement pour checker le stock, qu’on leur avait donné à leur sortie de quarantaine. Pour sa part, il n’avait pas hérité de grand-chose, c’est en replaçant une boîte de conserve, qu’il ajouta, presque plus pour lui-même qu’autre chose : « N’empêche j’arrive pas à croire que la nutritionniste m’a dit que j’étais en surpoids. » Il pouffa, encore traumatisé par cette drôle d'expérience. Il aura fallu une fin du monde pour qu'il se retrouve à parler de son poids et de sa taille à une nutritionniste, c'était dingue.


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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Mar 10 Jan - 21:42

La soumission de Raven surprend la jeune femme, c'est le moins que l'on puisse dire. D'ordinaire, il lui tient tête beaucoup plus longtemps. Il faut croire que le sujet de la famille le touche tout particulièrement. Une raison supplémentaire de remettre en cause sa loyauté. Bien que ce ne soit pas cela qui la dérange réellement. Ce qui l'embête, c'est qu'ils ne peuvent régler ce problème à leur manière. En d'autres termes, la manière forte. C'est probablement le plus dur à gérer depuis leur arrivée dans ce camp. Ils doivent faire profil bas et ainsi contenir leurs pulsions. Sans parler de la frustration quotidienne à gérer. Impossible de tabasser quelqu'un pour se passer les nerfs. Cela serait bien trop visible.

« Parce que je suis une femme c'est ça ? » Avant même qu'il n'ait pu ouvrir la bouche, Cora se presse de répliquer : « Ne réponds pas ! » Elle sait parfaitement les conneries qu'il est capable de lui sortir avec une perche pareille. Hors de question d'en entendre davantage, son affreuse métaphore sur les jouets est largement suffisante pour la soirée. Néanmoins, la jeune femme ne peut s'empêcher d'éclater de rire lorsqu'il commence à se plaindre de sa corpulence. Si Raven Jacobs doute de son corps viril, qu'advient-il du monde entier ? C'est la catastrophe ! « Désolée c'est pas contre toi mais une nutritionniste ?! » Elle n'en revient toujours pas, l'humanité toute entière disparaît et pourtant Astoria tombe sur la dernière spécialiste de l'alimentation qui existe probablement encore ! « Franchement c'est... tellement improbable. Je n'arrive pas à croire qu'il y en ait une avec tout ce bordel. » Et surtout, qu'il puisse prendre au sérieux ces conseils, lui, l'entêté. Depuis quand est-ce qu'il se remet en cause de la sorte ? Cela ne ressemble pas vraiment à son camarade d'infortune.

« Mais ce qui me surprend le plus c'est que tu écoutes son baratin, parce qu'elle raconte n'importe quoi à ton sujet ! Tu es une armoire à glace, donc forcément tes muscles pèsent plus lourds que la normale. » Malgré sa remarque rassurante et réconfortante, Raven ne semble pas du tout convaincu. A croire que son argument ne tient pas la route, pourtant c'est la vérité. Cora finit par descendre du comptoir pour s'approcher de lui en soupirant. « Ooooh ! Allez pousse-toi tu me fais de la peine, je vais te préparer un plat dié-té-ti-que. » Elle exagère volontairement l'articulation du mot pour appuyer le côté dérisoire de la chose. La jeune femme commence à fouiller les placards de la cuisine afin de trouver un truc simple à cuisiner. Une brique de soupe fera l'affaire. « Tu as le temps de passer sous la douche si tu veux... » A les entendre, on pourrait presque croire à une conversation anodine entre deux personnes normales. Si ce n'est que leur cuisine se trouve dans une maison se situant au milieu d'un camp de survivants sensé les protéger d'un fléau abominable.

Et puis, avec toute la tendresse dont elle est capable, Cora se sent obligée de lui glisser quelques mots d'amour supplémentaires pour l'encourager. « Pendant que je prépare ton poison. » Comme si elle allait le louper. La jeune femme ne laisse rien passer. Jamais.
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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Mar 10 Jan - 22:57

On the bordeline
/ Cora  & Raven /

Raven est frustré par cette conversation, mais choisit d’être pragmatique. A quoi bon se prendre la tête et d’entrer dans un débat dont l’issue pourrait être tragique pour sa part ? Il ne craignait pas Cora, mais savait qu’il devait apprendre à se la fermer. Elle avait cette manie à ne rien oublier, et surtout de ne rien laisser passer. Alors, le jeune homme devait se faire violence et prétendre. C’était finalement assez ironique que ce soit contre son camp qu’il ait à le faire mais Raven n’étendit pas plus loin sa pensée, comme Cora semblait ne pas renchérir sur le sujet, il fut le premier ravi de passer à autre chose.

Il rit, en entendant sa remarque, sans vraiment avoir le temps d’y répondre… ou l’occasion puisqu’elle l’interdisait de le faire. Il se contenta alors d’hausser les épaules, l’air de dire « tu l’auras voulu ». Quoi qu’il en soit, ça ne changeait pas le fait qu’il n’était clairement pas un cordon bleu. Il n’en savait rien, concernant Cora, mais en étant dans la même maison que cette dernière, Raven se disait qu’il finirait bien par le découvrir un jour. En attendant, il jetait un œil aux provisions, tout en se rappelant des propos de cette nutritionniste qui lui avait dit qu’il était au-dessus des normes. S’il en faisait la remarque, ce n’était pas pour se faire plaindre. Il ne se trouvait pas gros, non. Ça l’avait étonné, fait même marré sur le moment car c’était finalement plus une question de masse musculaire que de la graisse le concernant. Sa remarque eut le mérite de la faire marrer, et Cora semblait elle-même s’étonner du fait qu’il y ait une nutritionniste sur le camp. « Ouais, c’est étonnant que tu n’aies pas encore eu de rendez-vous d’ailleurs… c’est apparemment pour doser les rations qu’on nous donne, une façon de connaître les besoins nutritifs des gens, blabla, une connerie comme ça. » Lui expliquait Raven, en haussant les épaules. Il y avait de l’idée, dans cette manière de fonctionner, cette organisation qui était presque digne de l’armée. Sans doute était-ce les vestiges de l’organisation dans les zones protégées lorsque les militaires étaient encore sur place.

« Non mais je l’écoute pas, ‘fin je sais bien que c’est des conneries, ça m’a juste fait marrer sur le moment, j’suis pas complexé, hein. Ça c’est un truc de meuf. » Il pouffa, en s’éloignant, tandis que la jeune femme se foutait de sa gueule par la même occasion. Dans tous les cas, avec sa petite histoire, il aura réussi à inverser les rôles et à la pousser à cuisiner. C’est une victoire pour le blond. « Comment tu te fous de ma gueule… ! Relevait-il dans un sourire, signe que ça ne le touchait pas vraiment, en fait. Tout passait sur lui comme de l’eau, à certaines exceptions. La brune lui proposa finalement d’aller se doucher en attendant qu’elle prépare, ce qui semblait être de la soupe.


Il leva les yeux au ciel, en entendant la suite de sa réplique. Alala, qu’est ce que ça peut être susceptible une nana. Raison de plus pour ne pas lui faire aveuglément confiance. La faim lui était d'ailleurs soudainement passée.  

« Tu sais quoi ? Fais-toi plaisir, t’en as plus besoin que moi, j’ai pas très faim de toute façon ! » Dit-il, en lui adressant un sourire qui se voulait sincère. Oui, il était prêt à « skiper » un repas pour qu’elle en ait davantage dans le bide. Faut dire qu’après tout ce que Cora avait vécu, elle avait besoin de reprendre des forces.


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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Mer 11 Jan - 0:08

« Je passe tellement de temps avec Joseph, mon planning est déjà surbooké ! Et puis, pour le peu que je mange, je peux bien vous piquer encore des rations ! » Fait-elle remarquer l'air de rien. Bien que Cora ait repris des forces, son IMC est toujours en dessous de la norme. Pourtant la jeune femme se porte physiquement bien, enfin dans la mesure du possible. Les bleus sur son corps ont disparu, ce qui représente déjà un pas considérable en avant. « T'es tellement macho, j'ai presque pitié pour toi. » Pour ne pas dire qu'il en devient agaçant. Toujours à faire des remarques désobligeantes envers la gente féminine. Est-ce que cela ne cacherait pas un complexe d'infériorité ? Une histoire mal digérée ? Son frère le traitait de fillette parce qu'il essayait les robes de maman petit ? Rien que de l'imaginer, cela faire sourire Cora. Hélas il ne reste pas longtemps sur ses lèvres en entendant la réflexion de son camarade. Elle arque un sourcil, l'air perplexe. « Tu rigoles j'espère ? D'abord tu me sors ton histoire de surpoids probablement fausse pour échanger nos rôles et maintenant tu refuses de manger ? Quoi, t'aimes pas la soupe ? Tant pis, fallait réfléchir à deux fois avant de te dégonfler. »

Et sur ce, Cora chauffe le velouté dans une casserole. Elle ne quitte pas des yeux Raven, ayant bien l'intention de lui faire goûter. De gré ou de force. Hors de question qu'il parte sans demander son reste. Déjà que la jeune femme cuisine pour lui ! Puis, avec le froid glacial qu'il fait à l'extérieur, un plat chaud est une véritable bénédiction. Ce n'est pas tous les jours que les survivants peuvent se permettre un tel luxe. Autant en profiter. Elle attrape deux bols dans un des placards afin d'y servir le potager brûlant. Il devrait en rester pour les autres. Etant donné que la soirée commence tout juste, ils n'ont probablement pas encore mangé. Cette petite surprise leur fera plaisir. Contrairement à d'autres qui se contredisent. Pour ne pas nommer une certaine personne. Gansey s'assoit à table et lance un regard bien déterminé à son camarade. « Fais moi le plaisir de finir ton bol ! » Elle lui parle comme une mère à son enfant capricieux qui ne sait pas franchement ce qu'il veut. En plus elle n'est même pas mauvaise sa soupe !

Cora ne lui demande pas la lune. En réalité, le choix est très simple : soit il mange, soit il finit avec une brûlure au troisième degré. La jeune femme n'a aucun problème avec l'idée de lui jeter le plat bouillant à la figure. Là, il aura un sérieux problème esthétique à gérer. Alors Raven ferait mieux de réfléchir avant de décliner poliment sa proposition. En tout bien tout honneur, évidemment.

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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Mer 11 Jan - 0:47

On the bordeline
/ Cora  & Raven /

Raven lui répondit par un haussement d’épaules et un hochement de tête, en guise d’approbation. Oui, il s’en foutait, qu’elle pioche dans leurs réserves. Après le peu de nourriture qu’ils avaient consommés durant leur captivité, son estomac s’était rétrécit, ce n’est pas comme s’il était constamment affamé. Il savait que ça reviendrait avec le temps, mais pour l’instant, il lui était facile de ne pas se goinfrer. Cela faisait bien longtemps qu’il ne mangeait plus à sa faim, son corps s’était adapté. La jeune femme avait certainement beaucoup plus besoin de se nourrir que lui. Elle avait perdu du poids, bien trop d’ailleurs. Alors si ça pouvait lui permettre d’aller mieux, c’était le plus important. Il était prêt à partager. Il terminait son verre d’eau, et enchaîna pour défendre ses propos concernant son propre poids. Ça aussi, ça avait été du second degré, chose que la jeune femme ne semble pas connaître. C’est d’ailleurs sans tact, qu’il lui balança : « T’as pas de second degré bichette, j’crois que j’ressens la même chose. » De la pitié, donc. Oui, forcément, faut dire que Cora et le sens de l’humour, ça faisait deux. Mais ce n’est pas grave, en général, on finit par s’y faire. Ce n’est pas comme si le jeune homme allait changer. En général, ça passait ou ça cassait avec lui, mais comme ils ne se connaissaient pas tant que ça, au final, Raven se demandait quelle en serait la finalité. Avec ce petit froid qui s’était instauré entre eux, une soupe aurait été la bienvenue… s’il avait eu réellement faim. Ce n’est pas franchement le cas, pour tout dire, et c’est d’ailleurs ce qu’il finit par lui dire.

Le refus semblait lui faire prendre la mouche. Etonné par sa réaction, Raven fronça les sourcils, tandis qu’elle l’agressait à moitié pour une histoire de soupe refusée. De quoi lui donner envie de passer davantage de temps avec elle, c’était certain. « Wow… ! Prends pas la mouche comme ça, ce n’est pas moi qui avait faim, de base, alors tu te détends. » Balançait-il, l’air complètement interloqué par cette perte soudaine de chill. Apparemment Cora ne semblait pas bien vivre le refus, c’est ce qu’il constatait à l’instant. D’ailleurs, pendant qu’elle préparait la soupe – et sortait des bols, Raven eut presque l’impression qu’elle lui fouterait la tronche dans la casserole, s’il refusait de goûter cette magnifique soupe en conserve. Il ne fut donc pas surpris, après ce genre de réactions, qu’elle soit obligée de passer un certain temps avec le psy. Il y avait sans doute matière à travailler sur son cas. Bien sûr, il se retient de lui faire une pareille remarque.

Alors, il la regardait les servir, en se transformant en une sorte de desperate housewive, qui eut le don de le laisser complètement perplexe. Il resta décontenancé en l’entendant lui parler comme si elle était sa mère et décida d’y aller avec des pincettes, pour une fois : « Ecoute, j’ai pas faim, d’accord ? C’est gentil, vraiment, mais j’en prendrai après. » Lui dit-il, d’une voix plus agréable, plus douce. Il passa sa main dans sa barbe, l’air embêté, puis finit d’ailleurs par quitter la cuisine, sans demander son reste, pour rejoindre la salle de bain.

Il l'emmerde, elle et sa soupe.

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MessageSujet: Re: flashback - on the borderline (ft. raven)   Mer 11 Jan - 12:22

Cora n'en revient pas, profondément choquée de son attitude. Elle se démène à créer du lien entre eux, allant jusqu'à cuisiner pour qu'ils partagent un repas ensemble puisque monsieur refuse de s'y mettre et tout ce qu'il trouve à faire c'est fuir. Comme si sa vie en dépendait. Pourtant ce n'est pas faute d'essayer, un peu plus chaque jour, d'apprendre à le connaître. Hélas Raven ne semble pas vouloir se dévoiler davantage. A croire que c'est au dessus de ses forces. La jeune femme ne sait pas comment prendre son départ imminent. Qu'il ne veuille pas manger est une chose mais qu'il ne prenne même pas la peine de lui tenir compagnie en est une autre. Ce refus catégorique la touche profondément. D'autant qu'ils ont vécu les mêmes horreurs dans cet entrepôt. Il sait combien c'est difficile de retrouver un semblant de normalité. Enfin, Darren et Raven s'en sortent beaucoup mieux qu'elle, il faut bien l'admettre. Leur intégration ne pose aucun problème, ils ont déjà des rôles à remplir. Les deux rescapés passent la majeure partie de leur temps à effectuer leurs missions du jour. Ils s'impliquent considérablement pour se faire une place au sein d'Astoria. La jeune femme cherche encore la sienne, ayant bon espoir de la trouver après sa convalescence complète.

Sérieusement, il se tire comme ça ? Avec un putain de c'est gentil ! C'est quoi ce ramassis de conneries ? Il est passé où son furieux soldat ? Son homme violent ? Sa bête sauvage ? Il se ramollit entre les murs de cette maison et surtout de ce camp pacifiste. Et leur petite confrontation verbale ne change pas vraiment la donne étant donné la facilité avec laquelle il s'est plié. Autant dire que cela ne plait guère à Cora, ayant l'intention de l'extirper de sa léthargie.

Pour le moment, elle décide d'ignorer la fugue de Raven. Ils peuvent bien discuter de ce qui s'est passé après la dégustation de sa soupe. Ainsi, Gansey prend le temps d'apprécier le velouté qui régale ses papilles gustatives. Et surtout, son estomac bien vide. Il faut dire qu'elle ne mange pas beaucoup, ayant pris l'habitude de se nourrir très peu avec l'apocalypse. Les rations sont devenues de plus en plus rares à l'extérieur d'Astoria. Certains jours, aucune nourriture ne croisait sa route. C'est pourquoi la famine imposée par ces ravisseurs n'a pas réussi à la briser. Elle la connaît beaucoup trop pour se laisser abattre par cette dernière. Malheureusement, ils ont eu recours à d'autres méthodes, beaucoup plus radicales pour la faire ployer. Son corps s'en souvient comme si c'était hier, frémissant encore au moindre souvenir de ces moments terrifiants. Puis, la jeune femme boite toujours un peu, la guérison de son genou prenant un temps considérable. Un des psychopathes s'est assuré qu'elle ne puisse tenter de s'échapper. Il a bien réussi. Sans le sauvetage, Cora serait sans aucun doute morte à l'heure qu'il est. Ayant succombé à ses blessures. Rien que d'y penser, ça lui fait froid dans le dos.

Elle finit sa soupe et débarrasse son bol avant de croiser un de ses colocataires qui s'installe à table. Quelques mots échangés et leur chemin se sépare. Le minimum syndical de courtoisie. Il faut dire qu'être la seule représentante de la gente féminine dans cette demeure n'aide pas vraiment. Les mecs semblent utiliser un moyen de communication hors de sa portée. Et surtout, ils passent leur temps à se charrier sur des sujets qui la rendent, perplexe. C'est bien le mot. Hélas, elle ne s'occupe pas de la répartition des nouveaux, n'ayant pas son mot à dire. Néanmoins, la jeune femme s'estime chanceuse de se retrouver avec des visages familiers qui la rassurent. Dont celui de Darren qui la salue avant qu'elle ne grimpe les marches des escaliers pour aller chercher des fringues dans sa chambre. Histoire d'enfiler autre chose après sa douche. Puis la survivante se dirige vers la salle de bains de cet étage pour y trouver Raven qui finit sa petite toilette. Ou plutôt qui s'ausculte devant le miroir de la double vasque. Dire qu'elle l'ignore serait un euphémisme, ne voulant pas provoquer un autre cataclysme en lui adressant la parole.

Si ce n'est que madame prend ses dispositions et ferme la porte à clef. Il n'est pas question de donner un petit aperçu aux autres de leur règlement de compte.

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